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De l'importance de posséder un solide carnet d'adresses

J'ai un carnet d'adresses. Un joli objet, simple, bien proportionné, parfait.
J'y conserve le contact d'artistes dont le travail m'intéresse. J’essaie de tisser des liens tout à fait symboliques avec eux. Ce sont des incursions dans leur travail, la recherche d'un point de convergence, une anecdote et puis des petites actions qui me permettent de les contacter. Ces coups d’épée dans l’eau sont des tentatives d’approche dérisoires.

Ma contribution

Pour la documenta 13 qui a eu lieu à Cassel en 2012, Ryan Gander a monté un espace de
convivialité. À cette occasion il a invité une centaine d’artistes à mettre au point un cocktail
qui ont été pour certains servis au bar. Lawrence Weiner, Liam Gillick, Pierre Huygue,
Claire Fontaine sont quelques-uns des artistes sollicités pour cet évènement selon des
modalités différentes.
J’ai pensé que puisque je suis moi aussi une artiste, j’ai tout à fait le droit d’inventer à mon
tour un cocktail. Je me suis attelée sérieusement à la tâche et un cocktail est né. À base
de crèment, menthe glaciale et de citron, il a un goût particulièrement acidulé et frais, d’où
son nom My fresh one.
Une édition réunit les recettes de cocktails ainsi que de nombreuses images prises
pendant cette expérience de la Documenta. J’ai glissé dans le livre une page qui imite le
graphisme de l’ensemble et sur laquelleon peut lire la recette de mon cocktail.
Dans cette édition, je suis une artiste comme les autres, à la différence près que ma page
n’est pas reliée au livre.

Ann-Veronica Janssens sera bientôt là

Ann Veronica Janssens rend pérennes des phénomènes fugaces, qu’on ne maîtrise pas.
Il y a l’idée d’une capture dans son travail. Une capture par reconstruction. Elle avait une
exposition à la galerie Kamel Mennour au printemps 2013. Je suis allée au vernissage,
mais je ne suis pas venue les mains vides.
J’ai découpé des lettres dans une feuille de papier pour faire un pochoir.
Il était écrit « Je suis presque là ». Je l’ai ensuite placé sur une feuille qui jaunit vite. J’ai
accroché le tout à mon sac. Pendant mon voyage jusqu’à Paris, puis jusqu’à la galerie, j’ai
veillé à ce que le papier soit toujours exposé à la lumière. Je lui ai offert le papier jauni sur
lequel les mots « Je suis presque là » apparaissaient légèrement. Je lui ai offert la lumière de mon voyage jusqu’à elle.
Elle l’a rangé soigneusement dans son sac.

Gianni Motti

Je porte un certain intérêt au travail de
Gianni Motti. Je voudrais en parler avec lui. Je lui ai donc envoyé une lettre pour lui demander de me recevoir chez lui, à Genève. S’il accepte, je lui apporterai un t-shirt que j’ai fait faire pour lui. Sur le devant on peut lire « I met Linda Branco ». Ce t-shirt ressemble à celui que Gianni Motti confie à ses assistants qu’il envoie dans le monde entier.

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